Bismillah et Amdoulilah …. La première fois où je vis Amanoullah fut un matin de novembre à Ouarzazate mais ma véritable rencontre se passa le soir à l’auberge du désert lors d’un zikre improvisé. Nous chantions « La ilaha illa Allah » (Il n’y a de divinité seul Dieux). La simplicité et la chaleur de ce moment me conduisit à lui demander en silence dans le fond de mon cœur s’il était possible de suivre son enseignement…

Lorsqu’Amanoullah, Mohamed-Aïssa, Yassine et Sulaiman nous prodiguèrent pour la première fois des deekshas, nous étions dans le désert assis en cercle sur un grand tapis. Juste avant cela, Amanoullah nous expliquait certains principes Kriya Yoga puis nous nous étions mis à chanter le Moola Mantra en l’honneur d’Amma et de Bhagavan. C’est à ce moment là que je ressentis une force chaleureuse et intense qui me procura une sensation d’harmonie avec moi-même, mais aussi avec le désert et au-delà l’univers. Agenouillé, j’attendais que Mohamed-Aïssa me transmette mon premier deeksha, puis ensuite Amanoullah, Sulaiman et pour finir Yassine. Je me concentrais sur mon souffle et je laissais cette force énergétique m’envahir sans chercher à intervenir. Je m’allongeais quelques instants après et une véritable vague énergétique au sens propre se propagea du haut de ma tête jusqu’au bas de mon ventre ne cessant de faire des allers-retours. Une énergie bienfaitrice que je laissais œuvrer sans réfléchir. L’expérience terminée, je compris que quelque chose s’était modifiée en moi mais je ne pouvais la définir. Tout ce dont j’étais certain était que cette énergie était si forte que je voulais courir dans le désert (ce que je fis comme un enfant au point d’en perdre une sandale dans une dune). Ce n’est que par la suite que je compris que cela avait agit sur mon état vibratoire et que les deekshas travaillaient sur l’ensemble de mes chakras. Deux jours plus tard lors d’une méditation matinale dans l’auberge du désert, je me concentrais sur mon souffle, en collant ma langue sur la partie molle de mon palais (en position de Khechari mudra), essayant de la faire remonter juste derrière comme nous l’avait expliqué Amanoullah. A ma grande surprise ma langue entama le virage et accéda à une zone très sensible qui m’euphorisa instantanément et intensément. Alors mes pensées allèrent directement vers Amma et Bhagavan, que je remerciais de tout mon cœur, et comme pour me signifier qu’ils m’avaient bien entendu un oiseau vint se poser sur ma tête.

L’expérience de renaissance m’a également beaucoup apporté (c’est le moins que je puisse dire). Ce fut la deuxième fois où nous recevions des deekshas de la part d’Amanoullah, Mohamed-Aïssa, Yassine et Sulaiman. Je m’allongeais confiant, Mohamed-Aïssa à mes côtés, laissant la musique pénétrer mon cœur. Dans un premier temps, je vis ma grand-mère, ma mère et mon père. Une immense émotion d’amour m’envahissait. D’ailleurs à chaque fois que j’y repense des larmes d’amour et de bonheur me viennent. C’est ce sentiment d’amour, de compassion et de miséricorde qui marqua pleinement cette expérience de renaissance. Ma Famille à mes côtés, je vis ensuite Amma et Baghavan les rejoindre, puis Cheikh Nazim que je ne cessai d’embrasser (qu’il me pardonne si j’en ai abusé), ensuite Amanoullah, Jésus, et enfin la vierge Marie qui éleva ces émotions à leur paroxysme…Je ne savais plus quoi faire de cet amour universel et de cette compassion abyssale, alors je ne fis rien, essayant de savourer de tout mon cœur ce qui me semblait être notre vraie nature.

Je tiens à remercier Amanoullah d’un merci infini et je rends grace a Dieux et à tous les Saints sur terre et dans les cieux.



Golden words  
Malika Choukri
Zahia Fatima
Abdur Sajida
David Kishore
Hichem Hussein